Lancer sa propre activité au Luxembourg suppose une autorisation d'établissement, l'affiliation au CCSS, l'immatriculation à la TVA et le choix d'une forme juridique. Ce guide détaille les premiers pas dans le bon ordre.
Le Luxembourg accueille volontiers les entrepreneurs, mais l'ordre administratif compte : autorisation d'abord, immatriculations ensuite, facturation enfin. La House of Entrepreneurship de la Chambre de commerce offre un accompagnement gratuit, en plusieurs langues, en guichet unique.
La plupart des activités commerciales, artisanales et industrielles, et beaucoup d'activités de services, exigent une autorisation d'établissement délivrée par le ministère de l'Économie. Il faut prouver son honorabilité professionnelle, la qualification requise pour l'activité et un établissement physique fixe au Luxembourg. Certaines professions libérales (médecins, avocats…) relèvent de régimes propres ; certaines activités intellectuelles en freelance nécessitent aussi l'autorisation — vérifiez votre cas précis sur guichet.lu avant de démarrer.
L'indépendant s'affilie lui-même au CCSS (Centre commun de la sécurité sociale). Les cotisations (pension, maladie, accident, dépendance) représentent grosso modo un quart du revenu professionnel, avec une assiette minimale liée au salaire social minimum et une régularisation annuelle une fois le revenu réel connu. Au démarrage, vous pouvez demander une assiette provisoire réduite si vous prévoyez un revenu modeste. L'affiliation ouvre les soins de santé, les droits à pension et, sous conditions, même l'indemnité de chômage des indépendants qui cessent leur activité.
| Aspect | Salarié | Indépendant |
|---|---|---|
| Cotisations sociales | Partagées avec l'employeur, retenues | Entièrement à votre charge, facturées par le CCSS |
| Revenu | Salaire fixe, indexé | Variable, facturé aux clients |
| Congés payés / maladie | Légaux | Pas de congés payés ; prestations CNS sous conditions |
| Impôt | Retenu à la source | Avances + déclaration annuelle |
Attention au faux indépendant : si vous travaillez pour un client unique sous son autorité, la relation peut être requalifiée en contrat de travail, avec des conséquences pour les deux parties.